À l’occasion de la rentrée, l’Agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte d’Azur organise une semaine de mobilisation autour de la vaccination contre les papillomavirus humains (HPV).
Du 7 au 13 septembre 2026, professionnels de santé, parents, adolescents, jeunes adultes, établissements scolaires, collectivités, associations et acteurs de terrain sont invités à se mobiliser pour mieux faire connaître cette vaccination et faciliter son accès.
La rentrée constitue en effet un moment privilégié pour vérifier son statut vaccinal et celui de ses enfants.
Les papillomavirus humains, également appelés HPV, sont extrêmement fréquents. Environ 80 % des femmes et des hommes y seront exposés au cours de leur vie.
Dans la majorité des cas, l’infection disparaît spontanément. Cependant, certains HPV peuvent persister et provoquer des lésions précancéreuses ou des cancers.
Chaque année en France, environ 7 130 nouveaux cas de cancers sont attribuables aux infections liées aux HPV. Ces virus peuvent notamment être responsables de cancers du col de l’utérus, de la vulve, du vagin, de l’anus, du pénis et de certaines parties de la gorge.
Près de 30 % des cancers liés aux HPV surviennent chez les hommes. La prévention concerne donc tout le monde, quel que soit son sexe.
La vaccination contre les HPV permet de prévenir jusqu’à 90 % des infections à l’origine de cancers.
Elle est recommandée pour les filles comme pour les garçons de 11 à 14 ans. Réalisée à cet âge, avant une éventuelle exposition au virus, elle offre une protection optimale et permet une meilleure réponse immunitaire.
Pour les personnes qui n’ont pas été vaccinées pendant l’adolescence, un rattrapage vaccinal est désormais recommandé et pris en charge jusqu’à 26 ans révolus, pour les jeunes femmes comme pour les jeunes hommes.
La vaccination contre les HPV est également proposée gratuitement au collège aux élèves de cinquième et de quatrième, avec l’autorisation de leurs parents.
Les vaccins contre les HPV sont utilisés depuis plus de 15 ans. Plus de 300 millions de doses ont été administrées dans le monde.
Les dispositifs de surveillance nationaux et internationaux ont confirmé leur profil de sécurité favorable. Comme pour toute vaccination, des effets indésirables peuvent survenir, mais ils sont le plus souvent modérés et de courte durée, comme une douleur au point d’injection, une rougeur ou de la fièvre.
En cas de question ou d’inquiétude, il est important d’en parler avec un professionnel de santé.
Les questions relatives à la vaccination méritent des réponses claires, compréhensibles et fondées sur des sources fiables.
Parents et adolescents peuvent aborder ensemble le sujet avec un professionnel de santé. Le fait de proposer la vaccination à partir de 11 ans ne signifie pas que le jeune est ou sera prochainement sexuellement actif. L’objectif est de construire une protection efficace avant une éventuelle exposition au virus.
Se faire vacciner jeune, c’est se protéger aujourd’hui pour prévenir des cancers plusieurs années plus tard.
Les professionnels de santé, établissements scolaires, collectivités, structures jeunesse, clubs sportifs, associations et acteurs de la prévention ont un rôle essentiel à jouer.
Du 7 au 13 septembre 2026, chacun peut contribuer à la mobilisation en :
L’ARS Provence-Alpes-Côte d’Azur met à disposition un kit de communication comprenant des affiches, des visuels pour les réseaux sociaux, des bandeaux numériques, une signature électronique, un dépliant et une vidéo.
Pour en savoir plus et télécharger les supports de communication :
Du 7 au 13 septembre 2026, profitons de la rentrée pour parler de la vaccination HPV, vérifier les carnets de vaccination et renforcer la prévention des cancers.
Vacciner les jeunes aujourd’hui, c’est prévenir des cancers demain.

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